Antiasthmatiques
La vidéo
Voix et visuels générés par IA, personnages fictifs.
Les chapitres (18)
- 0:00 Le cas de M. B. (lire à partir de ce passage)
- 0:29 L'asthme et ses objectifs (lire à partir de ce passage)
- 1:19 Prise en charge : fond et crise (lire à partir de ce passage)
- 2:14 La stratégie par paliers (lire à partir de ce passage)
- 3:27 La crise d'asthme aigu grave (lire à partir de ce passage)
- 4:07 Les bêta-2 agonistes (lire à partir de ce passage)
- 5:04 Effets des bêta-2 (lire à partir de ce passage)
- 5:36 Les anticholinergiques (lire à partir de ce passage)
- 6:24 Les corticoïdes (lire à partir de ce passage)
- 7:38 Cas pratique : voix rauque sous corticoïde inhalé (lire à partir de ce passage)
- 8:22 Théophylline (lire à partir de ce passage)
- 9:41 Cas pratique : théophylline et millepertuis (lire à partir de ce passage)
- 10:23 Montélukast (lire à partir de ce passage)
- 11:18 Les biothérapies (lire à partir de ce passage)
- 12:03 Retour chez M. B. (lire à partir de ce passage)
- 12:43 Orienter : rouge, orange, vert (lire à partir de ce passage)
- 13:29 Les 5 choses à retenir (lire à partir de ce passage)
- 14:10 Sources (lire à partir de ce passage)
Molécules de la famille : 11 molécules à cocher
L'essentiel
- L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes : bronches hyperréactives, obstruction réversible, crises (sifflements, toux, essoufflement, gêne respiratoire) et exacerbations.
- Composante allergique chez 80 % des patients ; l’asthme atopique est fréquent chez l’enfant.
- Objectif : contrôler l’asthme, soit moins de symptômes et d’exacerbations, une fonction respiratoire préservée et une vie quotidienne la moins gênée possible.
- Le contrôle s’évalue sur 4 questions (symptômes dans la journée, réveils la nuit, recours au traitement de crise, gêne dans les activités) et avec un questionnaire, le test de contrôle de l’asthme (ACT).
- Prise en charge : mesures préventives (allergènes, facteurs déclenchants, vaccins), traitement de crise à la demande (bronchodilatateur), traitement de fond quotidien qui réduit l’inflammation et le nombre de crises, éducation thérapeutique.
- Traitement de fond en 5 paliers, avec le corticoïde inhalé comme base dès le palier 2.
- Classes : bêta-2 agonistes de courte (BACA) et de longue durée d’action (BALA), anticholinergiques, corticoïdes inhalés (CSI) et oraux, théophylline, montélukast, biothérapies.
Par classe ou par molécule
Mesures préventives
- Limiter les allergènes et les facteurs déclenchants : irritants, froid, exercice, tabac, certains médicaments.
- Éducation thérapeutique : comprendre la maladie, connaître ses médicaments, maîtriser son dispositif d’inhalation.
Stratégie par paliers (traitement de fond)
- La stratégie en 5 paliers suit les recommandations françaises SPLF 2021.
- Autres options : l’antileucotriène ; au dernier palier, le tiotropium (en ajout) ou les corticoïdes oraux.
- Contre les symptômes, à tous les paliers : un BACA à la demande. À partir du palier 3, le CSI + formotérol déjà pris en traitement de fond peut aussi servir à la demande si l’AMM de la spécialité le prévoit (certains dosages de budésonide + formotérol et de béclométasone + formotérol ; pas la fluticasone + formotérol ; pas avant 12 ans) ; au-delà de 8 inhalations par jour au total, avis médical.
- GINA 2025 et sa mise à jour 2026 (recommandations internationales) : le CSI + formotérol à la demande est privilégié dès les premiers paliers, plutôt qu’un BACA seul.
Crise d’asthme aigu grave
- Un seul signe de gravité suffit : difficulté à parler, crise qui ne cède pas au bronchodilatateur, ou débit expiratoire de pointe (DEP) inférieur à 50 % de la meilleure valeur. On appelle le SAMU, le 15.
- À l’hôpital : nébulisation de BACA à forte dose, avec ou sans anticholinergique ; corticoïde par voie orale ; oxygène en cas d’hypoxémie.
Bêta-2 agonistes de courte durée d’action (BACA) : salbutamol, terbutaline
- Mécanisme : agonistes sélectifs du récepteur bêta-2, ils relâchent le muscle lisse bronchique. Ce sont les bronchodilatateurs de référence.
- Délai et durée : action en 2 à 3 minutes, pendant 4 à 6 heures.
- Place : traitement de la crise en première intention ; prévention de l’asthme d’effort.
- Règle de prise en cas de crise : 1 ou 2 bouffées dès les premiers symptômes, à renouveler quelques minutes plus tard si besoin.
Bêta-2 agonistes de longue durée d’action (BALA) : formotérol, salmétérol
- Durée d’action : environ 12 heures.
- Place : traitement de fond, à partir du palier 3.
- Règle : jamais seuls dans l’asthme, toujours avec un corticoïde inhalé, le plus souvent dans le même inhalateur : formotérol + béclométasone, formotérol + budésonide, formotérol + fluticasone, salmétérol + fluticasone.
Effets indésirables et contre-indications des bêta-2
- Effets indésirables : tremblements des extrémités, irritation de la gorge avec toux, tachycardie, phénomène de tolérance.
- Par voie orale ou systémique, en plus : arythmies, vertiges, agitation, céphalées, troubles du sommeil, hyperglycémie, hypokaliémie.
- Contre-indications par voie orale ou systémique : infarctus du myocarde aigu, angor instable, insuffisance coronarienne sévère. Antécédent cardiovasculaire : prudence.
- À forte dose, l’hypokaliémie des bêta-2 est majorée par la théophylline, les corticoïdes et les diurétiques (RCP).
Anticholinergiques : ipratropium, tiotropium
- Mécanisme : antagonistes muscariniques ; ils relâchent le muscle bronchique, moins puissamment que les bêta-2, et réduisent la sécrétion de mucus.
- Bromure d’ipratropium (courte durée d’action, effet en 2 à 3 minutes) : traitement de la crise en deuxième intention, en complément d’un BACA, en nébulisation dans l’asthme aigu grave ou dans le même inhalateur que le fénotérol.
- Tiotropium (longue durée d’action, en solution pour inhalation ; la forme en gélule est réservée à la BPCO) : ajout au traitement de fond dans l’asthme sévère, à partir de 6 ans, en une prise par jour. Jamais seul.
- Effet indésirable principal : sécheresse de la bouche.
- Précautions : glaucome (attention aux projections dans les yeux) ; prudence en cas de troubles du rythme, d’hypertrophie de la prostate ou d’insuffisance rénale.
Corticoïdes inhalés (CSI)
- Molécules : béclométasone, budésonide, ciclésonide, mométasone, fluticasone.
- Mécanisme : anti-inflammatoires puissants. Ils ne soulagent pas une crise : ils la préviennent.
- Place : base du traitement de fond, dès le palier 2.
- Prise : 1 ou 2 prises par jour selon la molécule, à une dose qui augmente avec la sévérité.
- Effets locaux : candidose de la bouche et de la gorge, voix rauque, favorisées par le dépôt du corticoïde dans la bouche.
- Chez l’enfant : surveiller la croissance (repère donné pour les corticoïdes).
- Vaccins vivants : pas de contre-indication sous CSI (voir corticoïdes oraux).
- Interaction : avec un inhibiteur puissant du CYP3A4 (ritonavir, cobicistat, itraconazole, voriconazole, posaconazole, clarithromycine), association déconseillée pour budésonide, ciclésonide, fluticasone et mométasone : en traitement prolongé, risque de syndrome cushingoïde, voire d’insuffisance surrénale. Signaler l’association au prescripteur.
Corticoïdes oraux
- Place : au long cours, réservés au palier 5 ; en cure courte, exacerbations sévères.
- Effets indésirables au long cours et à forte dose : syndrome de Cushing, troubles métaboliques, hypokaliémie, cataracte, glaucome.
- Au-delà de 10 mg par jour d’équivalent prednisone pendant plus de 2 semaines, ou après un bolus : vaccins vivants contre-indiqués, y compris pendant les 3 mois qui suivent l’arrêt ; infection évolutive : prudence.
Théophylline
- Mécanisme : base xanthique, à la fois bronchodilatatrice et anti-inflammatoire.
- Place : voie orale, en alternative aux paliers 3 et 4, quand les autres traitements ne sont pas accessibles.
- Marge thérapeutique étroite : dose adaptée à chaque patient, augmentée progressivement. Théophyllinémie (RCP Dilatrane) : insuffisante en dessous de 5 µg/mL, habituellement efficace entre 5 et 12 µg/mL, parfois jusqu’à 20, toxique au-delà de 20 µg/mL.
- Effets indésirables : nausées, vomissements, douleurs épigastriques, insomnie, excitation, céphalées, tachycardie, hypokaliémie ; convulsions à forte dose.
- Métabolisme : hépatique, surtout par le CYP1A2, avec une demi-vie très variable selon l’âge, l’alcool ou le tabac.
- Interactions (attention aux inducteurs et aux inhibiteurs enzymatiques) :
- CI : énoxacine ;
- CI : millepertuis (inducteur enzymatique : la théophylline est éliminée plus vite, l’asthme risque de se déséquilibrer) ;
- déconseillée : érythromycine ;
- ciprofloxacine et fluvoxamine : surveiller la théophyllinémie.
- Prudence : enfant, insuffisance cardiaque ou hépatique, épilepsie, dysthyroïdie, obésité, fièvre.
Montélukast
- Mécanisme : antileucotriène, il bloque le récepteur des leucotriènes.
- Prise : voie orale, une fois par jour, à un dosage adapté à l’âge.
- Place : traitement additif quand un asthme léger à modéré reste mal contrôlé sous corticoïde inhalé ; prévention de l’asthme d’effort ; chez l’enfant, dans un asthme léger, alternative au corticoïde inhalé quand celui-ci ne peut pas être pris. Le montélukast n’est pas destiné à traiter une crise.
- Effets indésirables : céphalées, troubles digestifs, élévation des transaminases.
- Surveillance : l’ANSM rappelle un risque d’effets neuropsychiatriques (cauchemars, troubles du sommeil, anxiété, agressivité, dépression, idées suicidaires). Selon le RCP, ces effets touchent tous les âges, peuvent être graves et persister tant que le traitement n’est pas arrêté : le montélukast doit être interrompu s’ils apparaissent.
Biothérapies
- Place : asthme sévère non contrôlé, au palier 5 ; anticorps monoclonaux.
- Molécules :
- omalizumab, anti-IgE : asthme allergique ;
- mépolizumab, benralizumab : voie de l’interleukine 5, asthme à éosinophiles ;
- dupilumab : bloque le récepteur de l’interleukine 4, inflammation de type 2 ;
- tézépélumab, anti-TSLP : à partir de 12 ans.
- Délivrance : médicaments d’exception, à prescription réservée aux spécialistes.
- Administration : sous-cutanée, toutes les 2 à 8 semaines selon la molécule.
- Effets indésirables : réaction au point d’injection (fréquente) ; réaction allergique possible.
- Au comptoir : à conserver au réfrigérateur (entre 2 et 8 °C) ; une biothérapie n’est pas destinée à traiter une crise, et les corticoïdes ne s’arrêtent pas brutalement après son instauration (réduction progressive, sous contrôle médical).
Grossesse et allaitement
- Grossesse : l’asthme doit être traité aussi efficacement que hors grossesse. BACA : préférer, si possible, le salbutamol ou la terbutaline par voie inhalée. Utilisables : BALA inhalés (formotérol, salmétérol) et toutes les associations BALA + corticoïde inhalé ; quel que soit le terme, corticoïdes inhalés (béclométasone, budésonide, fluticasone, mométasone), montélukast à posologie efficace et, si un corticoïde oral est nécessaire, prednisone ou prednisolone. Omalizumab : au cas par cas. Théophylline : voir la page de la molécule sur le CRAT (CRAT, « Antiasthmatiques », grossesse, mise à jour du 28/08/2025).
- Allaitement : BACA (de préférence salbutamol ou terbutaline inhalés), BALA, associations BALA + corticoïde inhalé et corticoïdes inhalés : utilisables quelle que soit la durée du traitement ; le montélukast et l’omalizumab sont envisageables (CRAT, « Antiasthmatiques », allaitement, mise à jour du 28/08/2025).
- Au comptoir : une femme enceinte ou qui allaite n’arrête pas son traitement de fond d’elle-même.
Conseils de comptoir
- Rappeler que le traitement de fond se prend tous les jours, même sans symptômes, et le traitement de crise à la demande.
- Revoir la technique d’inhalation à chaque occasion, en particulier quand l’asthme semble mal contrôlé.
- Se rincer la bouche, et recracher, après chaque inhalation de corticoïde ; avec un aérosol doseur, proposer une chambre d’inhalation pour limiter son dépôt dans la bouche.
- Laver régulièrement la chambre d’inhalation (RCP).
- Ne jamais arrêter seul son corticoïde inhalé.
- Repérer la surconsommation de BACA, signe d’un asthme mal contrôlé (recours plus de 2 fois par semaine en dehors de la prévention de l’asthme d’effort, symptômes la nuit, plusieurs inhalateurs par mois, plus de 8 bouffées par jour) : délivrer le traitement de crise prévu sur l’ordonnance, sans en ajouter, et orienter vers le médecin.
- Rappeler l’éviction des facteurs déclenchants ; signaler les bêtabloquants, y compris en collyre, et parfois l’aspirine et les anti-inflammatoires.
- Vérifier les vaccins : grippe pour tout asthmatique ; pneumocoque en cas d’asthme sévère sous traitement continu, et à partir de 65 ans ; autres vaccins selon le calendrier.
- Ne pas délivrer de millepertuis à un patient sous théophylline ; si le patient en prend déjà, ne pas l’arrêter brutalement et prévenir le médecin, qui contrôlera la théophylline.
- Rester attentif à un arrêt du tabac sous théophylline, qui peut alors s’accumuler.
- Prévenir le patient sous montélukast, et ses parents, du risque d’effets neuropsychiatriques ; leur demander de contacter le médecin sans attendre au moindre changement d’humeur ou de comportement.
- En cas de crise grave : appeler le 15 et, en attendant, faire prendre 2 à 6 bouffées de salbutamol toutes les 5 à 10 minutes, si possible avec une chambre d’inhalation.
- Ne pas arrêter brutalement une corticothérapie orale prolongée.
- Avec un aérosol doseur de salbutamol sans compteur de doses (comme Ventoline), conseiller de noter les bouffées prises et d’avoir un inhalateur de secours : après 200 bouffées, il peut encore pulvériser sans délivrer de salbutamol ; le secouer, le peser ou le plonger dans l’eau ne dit pas s’il est vide.
Orienter : rouge, orange, vert
Rouge, le 15
Une crise qui ne cède pas au bronchodilatateur, une difficulté à parler, ou un débit de pointe sous 50 % de la meilleure valeur. En attendant les secours, 2 à 6 bouffées toutes les 5 à 10 minutes.
Orange, on oriente vers le médecin
Un recours de plus en plus fréquent au bronchodilatateur, des symptômes la nuit, un traitement de fond arrêté, une candidose sous corticoïde inhalé, ou la théophylline avec une interaction, comme le millepertuis, qu’on ne délivre pas.
Vert, on conseille
La bonne technique d’inhalation, le rinçage de la bouche après le corticoïde, l’éviction des facteurs déclenchants, et les vaccins selon le calendrier.
Les 5 choses à retenir
- Traitement de fond : tous les jours, même sans symptômes. Traitement de crise : à la demande.
- Un recours fréquent au bronchodilatateur de courte durée, c’est un asthme mal contrôlé : on oriente vers le médecin.
- Corticoïde inhalé : on se rince la bouche après chaque prise, et on ne l’arrête pas de soi-même.
- Théophylline : une marge étroite, et des interactions, comme le millepertuis.
- Crise grave : on appelle le 15, et en attendant, 2 à 6 bouffées toutes les 5 à 10 minutes.
Teste-toi
Moyens mnémotechniques
Phrase · Geste après le corticoïde inhalé
Corticoïde inhalé : je rince, je recrache
Après chaque inhalation de corticoïde, se rincer la bouche et recracher, pour limiter la candidose et la voix rauque.
Image · Règle d'association
Un BALA ne sort jamais sans son CSI
Dans l’asthme, formotérol et salmétérol ne se prennent jamais seuls, toujours avec un corticoïde inhalé, le plus souvent dans le même inhalateur. Le tiotropium non plus ne se prend jamais seul.
Règle · Signes de gravité
Un seul signe suffit
Il parle difficilement, la crise ne cède pas au bronchodilatateur, le DEP passe sous 50 % de la meilleure valeur : un seul de ces trois signes suffit pour appeler le 15.
Règle chiffrée · Surveillance de la théophylline
Théophylline : 5, 12, 20
Théophyllinémie habituellement efficace entre 5 et 12 µg/mL, parfois jusqu’à 20, toxique au-delà de 20 µg/mL. Une marge étroite, donc des interactions à surveiller.
Les molécules de la famille
Chaque molécule garde le même état que sur sa fiche et dans le jeu Réflexe DCI.
À voir aussi
Les fiches médicament citées :
- Ciprofloxacine (interaction avec la théophylline)
- Acide acétylsalicylique (facteur déclenchant possible)
Les autres fiches famille :
Sources
- Médicaments 2026-2027, Elsevier Masson, section V, item 19.1 « Médicaments antiasthmatiques », p. 121-126 (figure 19.1.1, tableaux 19.1.1 à 19.1.12)
- Raherison-Semjen C et al. Mise à jour des recommandations (2021) pour la prise en charge et le suivi des patients asthmatiques adultes sous l'égide de la SPLF et de la SP2A (adultes et adolescents de 12 ans et plus). Rev Mal Respir 2021;38:1048-1083 Consulter (nouvel onglet)
- ANSM, Montélukast (Singulair et génériques) : rappel des risques d'effets indésirables neuropsychiatriques (février 2020) Consulter (nouvel onglet)
- ANSM, Thésaurus des interactions médicamenteuses, version du 15/09/2023 (dernière version ; les RCP font désormais référence) Consulter (nouvel onglet)
- RCP des spécialités citées (Ventoline, Dilatrane, Singulair, Spiriva…), Base de données publique des médicaments Consulter (nouvel onglet)
- GINA, Global Strategy for Asthma Management and Prevention, 2025, et sa mise à jour 2026 (mai 2026) Consulter (nouvel onglet)
Contenu pédagogique destiné aux professionnels de santé et aux étudiants. Ne remplace ni le RCP ni l’avis médical.
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