Mométasone

Corticoïde nasal (furoate de mométasone) · Liste I · Voie nasale
Boîte illustrative de Mométasone, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
2 / 4 · délivré régulièrement
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L'essentiel

Corticoïde local administré en pulvérisation nasale, indiqué dans la rhinite allergique (saisonnière et perannuelle) et la polypose naso-sinusienne. Action anti-inflammatoire ciblée sur la muqueuse nasale, avec un passage dans la circulation générale très faible : c’est tout l’intérêt d’un corticoïde topique par rapport à une corticothérapie orale. L’effet n’est pas immédiat : il s’installe sur quelques jours, ce qui change complètement la façon d’expliquer le traitement au comptoir.

Posologie

  • Adulte (rhinite allergique) : usuellement 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour, puis réduction à la dose minimale efficace une fois les symptômes contrôlés.
  • Enfant (rhinite allergique) : à partir de 3 ans, 1 pulvérisation dans chaque narine une fois par jour (50 µg par narine) ; pas d’utilisation avant 3 ans. À partir de 12 ans, on passe à la posologie adulte.
  • Polypose naso-sinusienne (adulte à partir de 18 ans) : 2 pulvérisations dans chaque narine une fois par jour, augmentables à 2 pulvérisations deux fois par jour si le contrôle reste insuffisant après 5 à 6 semaines. Pas d’utilisation avant 18 ans dans cette indication.
  • Modalités de prise : agiter le flacon avant emploi, amorcer le spray à la première utilisation ou après une période sans usage, orienter l’embout vers l’extérieur de la narine (loin de la cloison) et éviter de renifler trop fort pour ne pas faire couler le produit dans la gorge.
Réflexe sécurité

Un corticoïde nasal se prend en traitement de fond, régulièrement, pas à la demande comme un vasoconstricteur : son bénéfice ne se voit qu’après plusieurs jours d’utilisation continue. Le patient qui attend un soulagement immédiat risque d’arrêter trop tôt en pensant que « ça ne marche pas ». L’expliquer dès la délivrance est le vrai geste de sécurité, pour l’observance comme pour éviter le report vers des décongestionnants nasaux à risque de rhinite de rebond.

Interactions

  • Autres corticoïdes (oraux, inhalés, cutanés, autre voie nasale) : penser à la dose cumulée de corticoïdes quand plusieurs formes sont associées chez un même patient.
  • Vasoconstricteurs nasaux en automédication : pas une interaction pharmacologique stricte, mais une association fréquente à repérer au comptoir, l’usage prolongé du décongestionnant entretenant l’obstruction.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : les corticoïdes nasaux sont parmi les options envisagées pour une rhinite allergique gênante pendant la grossesse, du fait d’un passage systémique faible ; la décision revient au prescripteur et on renvoie au RCP et aux ressources de référence en cas de doute.
  • Allaitement : l’exposition du nourrisson par voie nasale est attendue très faible ; en pratique l’usage est généralement considéré comme possible, toujours sur avis et en se reportant aux sources officielles.

Conseils de comptoir

  • Bien expliquer le délai d’action : l’effet s’installe sur plusieurs jours, le traitement se prend tous les jours, sans attendre la crise.
  • Montrer la bonne technique : viser légèrement vers l’extérieur de la narine, pas vers la cloison, pour limiter l’irritation et les saignements de nez.
  • Effets locaux possibles et le plus souvent bénins : sécheresse, irritation, éternuements, parfois petits saignements ; signaler une épistaxis répétée ou une gêne persistante.
  • En traitement prolongé, surtout chez l’enfant, le suivi par le médecin reste la règle ; viser toujours la dose minimale efficace.
  • Bien refermer le flacon, le conserver propre, et respecter la durée d’utilisation après ouverture indiquée sur la notice du produit délivré.

Teste-toi

Question 1 / 3
Une cliente revient avec son spray nasal de mométasone : « Je l'ai pris hier soir, ce matin j'ai toujours le nez bouché, ça ne sert à rien votre truc. » Tu réponds quoi ?
C'est le malentendu numéro un sur les corticoïdes nasaux. On rassure : ce n'est pas un décongestionnant à effet immédiat, son action anti-inflammatoire s'installe progressivement sur plusieurs jours. La consigne : continuer tous les jours, à la même heure, sans attendre que le nez se débouche. On vérifie aussi la technique de pulvérisation, et on prévient que l'arrêt prématuré est la principale cause d'échec ressenti.

Mémo

Pour retenir

Le corticoïde nasal, c’est le fond, pas la crise : tous les jours, et on attend quelques jours avant de juger. Le suffixe -asone / -onide sur l’étiquette signe souvent un corticoïde.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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