Prednisone

Corticoïde oral (glucocorticoïde de synthèse) · Liste I · Voie orale
Boîte illustrative de Prednisone, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
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L'essentiel

Corticoïde oral d’action générale, utilisé pour son effet anti-inflammatoire et immunosuppresseur dans un large éventail de situations : poussées inflammatoires ORL et respiratoires, manifestations allergiques sévères, pathologies rhumatismales, dermatologiques, auto-immunes et certaines indications en cancérologie. La prednisone est une prodrogue convertie en prednisolone par le foie ; les deux molécules sont quasi interchangeables sur le plan clinique. Souvent prescrite en cure courte, parfois au long cours à la plus faible dose efficace.

Posologie

  • Adulte : la posologie varie fortement selon l’indication ; elle se règle en milligrammes par jour, souvent rapportés au poids. Les cures courtes anti-inflammatoires se font volontiers en prise unique le matin ; au long cours, on recherche la dose minimale efficace.
  • Enfant : dose rapportée au poids selon l’indication ; même principe de prise matinale et de dose la plus basse utile.
  • Modalités de prise : de préférence le matin au cours du repas, pour respecter le rythme physiologique du cortisol et limiter l’irritation gastrique.
  • Arrêt : ne jamais interrompre brutalement une corticothérapie prolongée ; la décroissance progressive est décidée par le prescripteur. Se référer au RCP et à l’ordonnance pour la posologie exacte.
Réflexe sécurité

Ne jamais arrêter brutalement une corticothérapie au long cours : risque d’insuffisance surrénale aiguë (le sevrage doit être progressif et encadré par le médecin). Sur une cure courte de quelques jours, l’arrêt direct est en revanche habituel. Au comptoir, repérer aussi le terrain infectieux non contrôlé, où le corticoïde peut masquer ou aggraver l’infection.

Interactions

  • AINS et aspirine : majoration du risque d’ulcère et d’hémorragie digestive ; association à éviter ou à surveiller.
  • Médicaments hypokaliémiants (diurétiques, laxatifs stimulants, amphotéricine B) : addition du risque d’hypokaliémie, à surveiller, notamment si traitement digitalique ou anti-arythmique associé.
  • Anticoagulants oraux (AVK) : effet variable sur l’INR, surveillance renforcée.
  • Vaccins vivants atténués : contre-indiqués pendant une corticothérapie immunosuppressive (risque de maladie vaccinale).
  • Inducteurs enzymatiques (certains antiépileptiques, rifampicine) : diminution de l’effet du corticoïde par accélération de son métabolisme.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : utilisable si le bénéfice le justifie ; la prednisone fait partie des corticoïdes oraux les plus utilisés pendant la grossesse, sous surveillance médicale. Suivre l’avis du prescripteur.
  • Allaitement : possible aux doses usuelles ; le passage dans le lait est faible. Pour de fortes doses ou un usage prolongé, espacer si possible la prise de la tétée et se conformer à l’avis médical.

Conseils de comptoir

  • Prise le matin, de préférence au cours du repas : on respecte le cycle du cortisol et on ménage l’estomac.
  • Cure courte (quelques jours) : généralement bien tolérée, arrêt direct possible. Au long cours, la surveillance porte sur le poids, la tension, la glycémie, le potassium et le capital osseux.
  • Effets fréquents à connaître pour rassurer et orienter : rétention d’eau et de sel, prise de poids, troubles du sommeil ou excitation (d’où la prise matinale), augmentation de l’appétit, parfois remontée de la glycémie chez le diabétique.
  • Sous corticothérapie prolongée, des mesures d’accompagnement sont souvent associées (apport en potassium, vitamine D et calcium, parfois protection gastrique, régime pauvre en sel et en sucres rapides) : vérifier qu’elles figurent bien dans le plan de soins.
  • Carte ou information de corticothérapie au long cours : utile pour signaler le traitement en cas d’urgence ou avant un geste à risque (le sevrage ne se fait jamais seul).

Teste-toi

Question 1 / 3
Un patient revient avec une ordonnance de prednisone alors qu'il avait l'habitude de la prednisolone. Il s'inquiète : « ce n'est pas le même médicament ? » Tu lui réponds quoi ?
On le rassure : prednisone et prednisolone sont deux corticoïdes oraux très proches, à dose équivalente pour la même indication. La prednisone est d'ailleurs transformée en prednisolone par le foie. Le piège est surtout pour nous : une seule lettre sépare les deux dénominations, et il s'agit de deux molécules distinctes selon l'ordonnance. On vérifie qu'il n'y a pas de doublon entre deux prescripteurs et on confirme la posologie.

Mémo

Pour retenir

Une seule lettre distingue les deux corticoïdes oraux les plus courants : prednisone et prednisolone, deux molécules à ne pas confondre sur l’ordonnance. Et la règle d’or du corticoïde au long cours : on monte vite, on descend lentement, jamais d’arrêt brutal.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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