Prednisolone

Corticoïde oral (glucocorticoïde de synthèse) · Liste I · Voie orale
Boîte illustrative de Prednisolone, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
4 / 4 · très courant
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L'essentiel

Corticoïde de référence par voie orale, utilisé en cure courte dans de nombreuses situations inflammatoires et allergiques courantes : poussées d’asthme, exacerbations de BPCO, allergies sévères, dermatoses inflammatoires, certaines indications ORL (laryngites, en complément d’un traitement adapté). Il sert aussi en traitement de fond plus prolongé dans des pathologies inflammatoires ou auto-immunes chroniques. La forme orodispersible est très répandue, pratique chez l’enfant comme chez l’adulte.

Posologie

  • Adulte : en cure courte, dose d’attaque de l’ordre de 0,35 à 1,2 mg/kg/jour selon l’indication et la sévérité (souvent 0,75 à 1,2 mg/kg/jour dans les formes inflammatoires graves), en une prise unique le matin. Se reporter au RCP et à l’ordonnance.
  • Enfant (plus de 10 kg) : dose d’attaque de l’ordre de 0,5 à 2 mg/kg/jour selon l’indication. La dose rapportée au poids peut être plus élevée que chez l’adulte (le métabolisme de l’enfant est plus rapide), mais la dose totale reste encadrée par les repères du RCP.
  • Prise le matin : en une seule prise au petit-déjeuner, pour respecter le rythme physiologique du cortisol et limiter l’insomnie.
  • Traitement prolongé : ne jamais arrêter brutalement une corticothérapie de plusieurs semaines, l’arrêt se fait par diminution progressive sur prescription. Se reporter au RCP et à l’ordonnance pour la décroissance.
Réflexe sécurité

Ne jamais arrêter seul une corticothérapie prolongée. Après plusieurs semaines de traitement, l’arrêt brutal expose à une insuffisance surrénale et à un rebond de la maladie : la décroissance est toujours progressive et encadrée par le prescripteur. Sur une cure courte de quelques jours, le risque d’effet rebond surrénalien est moindre, mais le réflexe reste de suivre l’ordonnance à la lettre.

Interactions

  • AINS et acide acétylsalicylique à dose anti-inflammatoire : majoration du risque d’ulcère et d’hémorragie digestive, association à éviter ou à surveiller de près.
  • Médicaments hypokaliémiants (certains diurétiques, laxatifs stimulants) : la corticothérapie abaisse le potassium, l’association augmente le risque de troubles du rythme, surtout en cas d’association à un digitalique.
  • Anticoagulants oraux (AVK) : modification possible de l’effet anticoagulant, renforcer la surveillance de l’INR.
  • Vaccins vivants atténués : contre-indiqués pendant une corticothérapie à dose immunosuppressive et dans les semaines qui suivent son arrêt.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : la prednisolone peut être utilisée pendant la grossesse si elle est nécessaire ; elle fait partie des corticoïdes les mieux connus dans ce contexte. La décision et la surveillance reviennent au prescripteur.
  • Allaitement : possible aux doses usuelles, le passage dans le lait est faible. Pour les doses élevées ou prolongées, suivre l’avis médical (un délai entre la prise et la tétée est parfois conseillé).

Conseils de comptoir

  • Prise le matin en une fois, pour limiter les troubles du sommeil.
  • Forme orodispersible : la déposer sur la langue (et non sous la langue), la laisser fondre puis avaler avec un verre d’eau ; chez l’enfant de moins de 6 ans, la déliter dans un peu d’eau avant de l’avaler. Ne pas la croquer (goût amer).
  • Cure courte de quelques jours : effets indésirables le plus souvent limités (excitation, troubles du sommeil, appétit augmenté, parfois remontées acides). Conseiller de signaler des douleurs d’estomac.
  • Traitement prolongé : penser aux mesures d’accompagnement prévues par le prescripteur (limitation du sel et des sucres rapides, apport potassique, surveillance du poids et de la tension), et ne jamais interrompre sans avis.
  • Réduire l’exposition aux infections pendant le traitement, surtout à dose élevée : un corticoïde peut masquer ou favoriser une infection. Tout signe infectieux inhabituel justifie un avis médical.
  • En cas de diabète, prévenir le patient d’une élévation possible de la glycémie et l’inviter à renforcer son autosurveillance.

Teste-toi

Question 1 / 3
Une maman vient chercher de la prednisolone orodispersible pour son enfant et demande : « J'ai de la prednisone à la maison, je peux lui en donner à la place ? » Tu réponds quoi ?
Non : ce ne sont pas les mêmes molécules. Prednisolone et prednisone sont deux DCI proches mais distinctes (une lettre d'écart), et on ne troque pas l'une pour l'autre de notre propre chef. La règle de base : on délivre ce qui est prescrit, et on ne substitue pas un corticoïde par un autre sans l'avis du prescripteur. C'est typiquement la confusion à repérer au comptoir, d'autant que les noms se ressemblent beaucoup à l'oral comme à l'écrit.

Mémo

Pour retenir

Prednisolone et prednisone : deux DCI cousines, une lettre d’écart, on ne substitue jamais l’une à l’autre. Et la règle d’or du corticoïde : le matin on commence, et après plusieurs semaines on ne s’arrête jamais d’un coup.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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