Roxithromycine

Macrolide · Liste I · Voie orale
Boîte illustrative de Roxithromycine, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
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L'essentiel

Antibiotique macrolide utilisé dans certaines infections ORL, bronchopulmonaires, cutanées et génitales, souvent comme alternative en cas d’allergie aux bêta-lactamines. Son spectre couvre des bactéries à Gram positif et plusieurs germes dits atypiques (Chlamydia, Mycoplasma). Ce n’est pas un antibiotique de première intention dans l’angine ou la plupart des infections courantes : sa place dépend de l’indication et des recommandations en vigueur.

Posologie

  • Adulte : le plus souvent 300 mg/jour, en deux prises (150 mg matin et soir) ou en une prise unique selon la présentation, pour une durée fixée par la prescription.
  • Enfant : dose rapportée au poids, réservée aux formes et indications adaptées ; se référer à la prescription et au RCP.
  • Insuffisance hépatique : prudence et adaptation possible, la roxithromycine étant essentiellement métabolisée par le foie.
  • Modalités de prise : de préférence à distance des repas (avant un repas), pour favoriser l’absorption ; aller au bout de la durée prescrite.
Réflexe sécurité

Avant de délivrer, repérer un dérivé vasoconstricteur de l’ergot de seigle (association contre-indiquée, risque d’ergotisme) et une colchicine sur le dossier. Avec la colchicine, la roxithromycine, inhibiteur modéré, relève d’une précaution d’emploi au Thésaurus ANSM (surveiller les signes de surdosage), contrairement à la clarithromycine ou à l’érythromycine qui y sont contre-indiquées. Comme les autres macrolides, elle peut aussi allonger l’intervalle QT : repérer les terrains et les co-traitements à risque. En cas de doute sur une association, on vérifie et on contacte le prescripteur.

Interactions

  • Colchicine : précaution d’emploi au Thésaurus ANSM (la roxithromycine est un inhibiteur modéré, contrairement à la clarithromycine ou à l’érythromycine qui sont contre-indiquées avec la colchicine) ; surveiller les signes de surdosage de la colchicine, à commencer par la diarrhée d’alerte, et signaler au prescripteur.
  • Dérivés vasoconstricteurs de l’ergot de seigle (ergotamine, dihydroergotamine) : association contre-indiquée des macrolides (risque d’ergotisme).
  • Médicaments allongeant le QT : association à surveiller de près, risque de troubles du rythme majoré (vérifier le reste de l’ordonnance et les antécédents).
  • Statines métabolisées par le CYP3A4 (simvastatine, atorvastatine) : risque accru d’atteinte musculaire ; un macrolide doit faire lever le nez sur une statine au dossier (réduction de dose ou surveillance possible, à valider avec le prescripteur).
  • Anticoagulants oraux (AVK) : surveillance renforcée de l’INR, comme avec beaucoup d’antibiotiques.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : à n’utiliser que si nécessaire et sur prescription ; les données disponibles ne permettent pas de banaliser la prise, le choix revient au médecin selon l’indication. Se référer au RCP.
  • Allaitement : passage dans le lait maternel ; l’usage se discute au cas par cas avec le prescripteur. Surveiller le nourrisson (troubles digestifs) si le traitement est retenu.

Conseils de comptoir

  • Prendre de préférence avant un repas et respecter la durée prescrite, même si l’on se sent mieux avant la fin.
  • Troubles digestifs possibles (nausées, douleurs abdominales, diarrhées) : fréquents mais le plus souvent transitoires ; signaler s’ils sont marqués ou persistants.
  • Repérer une prise de colchicine ou d’un dérivé de l’ergot sur le dossier : le dérivé de l’ergot est contre-indiqué, la colchicine impose une précaution d’emploi avec la roxithromycine (surveillance du surdosage) ; une statine impose aussi de lever le nez du comptoir.
  • En cas d’allergie déclarée à un autre macrolide, le signaler : une allergie croisée est possible.
  • Devant des palpitations, des malaises ou un rythme cardiaque inhabituel pendant le traitement, inviter à consulter sans attendre.

Teste-toi

Question 1 / 3
Une ordonnance associe roxithromycine et colchicine chez un patient suivi pour sa goutte. Tu fais quoi ?
On vérifie sans dramatiser : avec la roxithromycine, inhibiteur modéré, l'association à la colchicine n'est pas contre-indiquée mais relève d'une précaution d'emploi au Thésaurus ANSM (le macrolide augmente un peu l'exposition à la colchicine, à marge étroite). On s'assure que la dose de colchicine est adaptée, on insiste auprès du patient sur la diarrhée comme premier signe de surdosage (réduire ou arrêter et appeler), et on signale au prescripteur en cas de doute. C'est à distinguer de la clarithromycine ou de l'érythromycine, elles franchement contre-indiquées avec la colchicine.

Mémo

Pour retenir

Un macrolide, ce sont deux réflexes : le QT (cœur) et les interactions du CYP3A4. Avec la roxithromycine, on surveille la colchicine (précaution d’emploi, inhibiteur modéré) et on intercepte les dérivés de l’ergot (contre-indiqués). Dès que l’un traîne sur l’ordonnance, on lève le nez du comptoir.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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