Molsidomine

Anti-angoreux, donneur de monoxyde d'azote (NO) · Liste I · Voie orale
Boîte illustrative de Molsidomine, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
2 / 4 · délivré régulièrement
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L'essentiel

Vasodilatateur apparenté aux dérivés nitrés, utilisé en traitement de fond préventif de la crise d’angor (angine de poitrine) chez le coronarien stable. Comme les nitrés, la molsidomine libère du monoxyde d’azote, ce qui relâche les fibres musculaires lisses des vaisseaux : elle dilate surtout les veines, réduit le travail du cœur et sa consommation d’oxygène. Ce n’est pas un médicament de la crise : elle s’inscrit dans une stratégie au long cours, en complément ou en alternative quand un autre anti-angoreux est mal toléré.

Posologie

  • Adulte : en pratique courante, de l’ordre de 1 à 2 mg, 2 à 3 fois par jour selon la forme et la réponse ; se reporter au RCP du produit délivré, plusieurs dosages coexistent.
  • Formes à libération prolongée : avaler le comprimé entier, sans le croquer ni l’écraser, pour respecter la cinétique de libération.
  • Sujet âgé, insuffisance rénale ou hépatique : prudence et adaptation possible ; la baisse de tension est plus marquée sur ces terrains.
  • Modalités de prise : répartir les prises sur la journée comme prescrit ; ne pas arrêter brutalement un traitement anti-angoreux de fond sans avis médical.
Réflexe sécurité

Association formellement contre-indiquée avec les inhibiteurs de la PDE5 (sildénafil, tadalafil, vardénafil, avanafil), pris pour un trouble de l’érection ou une hypertension pulmonaire : risque de chute tensionnelle sévère, comme avec les dérivés nitrés. À rechercher activement au comptoir, y compris dans l’automédication et les achats en ligne. Même logique de prudence en cas d’hypotension marquée ou de collapsus.

Interactions

  • Inhibiteurs de la PDE5 (sildénafil, tadalafil, vardénafil, avanafil) : contre-indication absolue, risque d’hypotension grave.
  • Stimulateurs de la guanylate cyclase (riociguat) : contre-indication, addition des effets vasodilatateurs et risque d’hypotension grave.
  • Autres vasodilatateurs et antihypertenseurs : majoration de l’effet hypotenseur (dérivés nitrés, alphabloquants, antihypertenseurs, certains neuroleptiques, antidépresseurs).
  • Alcool : potentialise la baisse de tension et le risque de malaise.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : données limitées ; à n’utiliser que si nécessaire et sur décision médicale. Renvoyer au prescripteur et, en cas de doute, au CRAT (lecrat.fr) plutôt que de trancher au comptoir.
  • Allaitement : données insuffisantes sur le passage dans le lait ; éviter ou demander un avis médical avant la délivrance chez une femme qui allaite.

Conseils de comptoir

  • Bien expliquer le rôle du médicament : c’est un traitement de fond, à prendre tous les jours, pas un produit à avaler au moment de la douleur. La crise se traite par une trinitrine d’action rapide si elle a été prescrite.
  • Céphalées et bouffées de chaleur en début de traitement : très fréquentes et liées à la vasodilatation, elles s’atténuent souvent après quelques jours. Rassurer sans banaliser, et ne pas arrêter de soi-même.
  • Vertiges et sensation de tête qui tourne au lever : prévenir du risque d’hypotension, surtout en se levant vite, en cas de chaleur ou après l’alcool. Conseiller de se relever doucement.
  • Si une douleur angineuse devient plus fréquente, plus longue ou survient au repos, ce n’est pas un effet indésirable à gérer seul : orientation médicale rapide.
  • Ne jamais associer à un médicament de l’érection ni à un traitement de l’hypertension pulmonaire de type riociguat sans en parler : poser la question avec tact fait partie du conseil de sécurité.

Teste-toi

Question 1 / 3
Un patient sous molsidomine te demande discrètement un médicament pour « les pannes », acheté d'habitude sur internet. Tu réagis comment ?
C'est le scénario à risque par excellence. Les inhibiteurs de la PDE5 (sildénafil et apparentés) sont contre-indiqués avec la molsidomine, exactement comme avec les dérivés nitrés : l'association peut provoquer une chute de tension sévère. On explique clairement le danger, sans juger, on déconseille fermement l'achat en ligne, et on renvoie vers le médecin qui pourra évaluer une alternative compatible. La franchise vaut mieux que la gêne.

Mémo

Pour retenir

La molsidomine, c’est un cousin des nitrés : même logique de monoxyde d’azote, donc mêmes interdits majeurs. NO + pilule bleue = NON (et idem avec le riociguat). Et on le répète : c’est un médicament de fond, jamais de la crise.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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