Salmétérol

Bêta-2 agoniste de longue durée (BDLA) · Liste I · Voie inhalée
Boîte illustrative de Salmétérol, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
2 / 4 · délivré régulièrement
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L'essentiel

Bronchodilatateur inhalé de longue durée d’action, utilisé en traitement de fond de l’asthme (toujours en association à un corticoïde inhalé) et de la BPCO. Son effet s’installe progressivement et se maintient environ douze heures, d’où une prise généralement matin et soir. Ce n’est pas un médicament de la crise : pour le soulagement immédiat, c’est un bêta-2 de courte durée qui prend le relais.

Posologie

  • Adulte (asthme) : en pratique deux prises par jour, matin et soir, à horaire régulier, en traitement de fond et jamais en monothérapie dans l’asthme. Se reporter au RCP du dispositif délivré pour le nombre exact de doses.
  • Adulte (BPCO) : même rythme biquotidien en traitement d’entretien.
  • Enfant : uniquement sur prescription adaptée, dans l’asthme et en association à un corticoïde inhalé.
  • Modalités de prise : rincer la bouche après inhalation surtout lorsque le salmétérol est associé à un corticoïde ; vérifier la technique d’inhalation à chaque renouvellement, c’est elle qui conditionne l’efficacité.
Réflexe sécurité

Dans l’asthme, un BDLA ne se délivre jamais seul : il doit toujours être associé à un corticoïde inhalé (en bithérapie ou en dispositif combiné). Un BDLA en monothérapie dans l’asthme expose à un sur-risque d’aggravation. Et ce n’est pas un traitement de la crise : son délai d’action ne convient pas à l’urgence, où c’est le bêta-2 de courte durée qui agit.

Interactions

  • Bêtabloquants (y compris collyres) : antagonisme direct, ils peuvent réduire l’effet bronchodilatateur et majorer le risque de bronchospasme. Toujours repérer un bêtabloquant dans le dossier d’un patient asthmatique.
  • Médicaments hypokaliémiants (diurétiques thiazidiques et de l’anse, corticoïdes, xanthines comme la théophylline) : l’effet sur la kaliémie peut s’additionner, à surveiller surtout en cas de fortes doses ou de pathologie sévère.
  • Médicaments allongeant l’intervalle QT : prudence en cas d’association, le terrain et le RCP guident la décision.
  • Autres bêta-2 agonistes : ne pas cumuler deux BDLA ; vérifier qu’un dispositif combiné ne fait pas doublon avec une autre prescription.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : l’asthme doit rester équilibré pendant la grossesse, un asthme mal contrôlé étant plus risqué que le traitement. L’usage du salmétérol peut être poursuivi si nécessaire ; toute décision se prend avec le médecin et au regard du RCP.
  • Allaitement : le passage dans le lait est attendu faible avec une administration inhalée ; l’allaitement est généralement possible si le traitement est indispensable. Renvoyer au RCP et à l’avis médical en cas de doute.

Conseils de comptoir

  • Bien expliquer le rôle de fond : le salmétérol se prend tous les jours, même quand on respire bien, et ne remplace jamais le bronchodilatateur de secours.
  • Vérifier qu’un traitement de la crise (bêta-2 de courte durée) est bien disponible à côté ; un patient qui n’a que son traitement de fond est un patient à risque.
  • Tolérance : tremblements fins des mains, palpitations, crampes ou maux de tête peuvent apparaître, souvent en début de traitement et le plus souvent transitoires. Inviter à signaler ce qui gêne plutôt qu’à arrêter seul.
  • Signe d’alerte à transmettre : un asthme qui se déséquilibre (recours croissant au traitement de secours, réveils nocturnes, essoufflement persistant) justifie de revoir le médecin, pas d’augmenter le fond de sa propre initiative.
  • Rincer la bouche après chaque prise, surtout avec un dispositif combiné contenant un corticoïde, pour limiter raucité de la voix et candidose buccale.

Teste-toi

Question 1 / 3
Un patient asthmatique vient chercher un inhalateur de salmétérol seul, sans aucun corticoïde inhalé sur l'ordonnance ni dans son historique. Tu fais quoi ?
Tu lèves le nez du comptoir. Dans l'asthme, un BDLA ne se délivre pas en monothérapie : il doit toujours être associé à un corticoïde inhalé, car seul il expose à un sur-risque d'aggravation. Vérifie l'historique du patient (un corticoïde inhalé est-il prescrit par ailleurs, ou intégré dans un dispositif combiné ?). Si rien n'apparaît, contacte le prescripteur avant de délivrer, et trace l'intervention. C'est un classique de l'analyse pharmaceutique en pneumologie.

Mémo

Pour retenir

Le salmétérol, c’est Fond, pas crise (délai d’action long), et Jamais seul dans l’asthme (toujours avec un corticoïde inhalé). FJ : Fond et Jamais seul. Le suffixe -térol signe la famille des bêta-2 (salbutamol, formotérol, salmétérol).

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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