Loratadine
L'essentiel
Antihistaminique H1 de deuxième génération, indiqué dans la rhinite allergique (saisonnière ou perannuelle) et l’urticaire. Peu ou pas sédatif aux doses usuelles, ce qui en fait un choix de confort pour la journée. Une prise quotidienne unique suffit. C’est l’un des antiallergiques les plus demandés au comptoir, souvent en conseil pour un rhume des foins.
Posologie
- Adulte et enfant de plus de 30 kg : 10 mg en une prise par jour.
- Enfant à partir de 2 ans pesant 30 kg ou moins : 5 mg par jour, le plus souvent sous forme de sirop, posologie rapportée au poids.
- Insuffisance hépatique : prudence et adaptation possible, la loratadine étant largement métabolisée par le foie. Se référer au RCP.
- Prise indifférente par rapport aux repas, à heure régulière pour la régularité de l’effet.
« Non sédatif » ne veut pas dire « jamais de somnolence ». La loratadine reste mieux tolérée que les antihistaminiques de 1re génération sur la vigilance, mais une somnolence individuelle est possible : prudence au volant ou sur machine tant que la tolérance n’est pas connue, surtout en début de traitement ou si on l’associe à de l’alcool.
Interactions
- Alcool et dépresseurs du système nerveux central : majoration possible d’une somnolence, même si la loratadine y est peu sujette. À signaler par prudence.
- Inhibiteurs enzymatiques (certains antifongiques azolés, certains macrolides) : ils peuvent augmenter les concentrations de loratadine. Effet en général sans conséquence clinique notable aux doses usuelles, mais à connaître.
- Antihistaminiques en automédication : attention au doublon, un patient peut cumuler sans le savoir un sirop antitussif antihistaminique et un comprimé antiallergique.
- Tests allergologiques cutanés : arrêt recommandé plusieurs jours avant, sous peine de fausser les résultats.
Grossesse / allaitement
- Grossesse : les données d’utilisation sont rassurantes et la loratadine fait partie des antihistaminiques que l’on peut envisager pendant la grossesse si un traitement est nécessaire. Toujours valider le choix avec le prescripteur et se référer aux recommandations en vigueur.
- Allaitement : passage dans le lait maternel. À n’utiliser que si nécessaire et de préférence en cure courte ; surveiller une éventuelle somnolence chez le nourrisson. Privilégier l’avis du prescripteur.
Conseils de comptoir
- Dans la rhinite allergique saisonnière, l’idéal est d’anticiper : commencer avant ou dès le début de la saison pollinique plutôt que d’attendre que les symptômes soient installés.
- Tolérance globalement bonne. Effets le plus souvent bénins quand ils surviennent : maux de tête, fatigue, parfois bouche sèche. Rien d’alarmant en règle générale.
- Mesures associées à rappeler : éviction de l’allergène quand c’est possible, lavages de nez au sérum physiologique, aération de la chambre tôt le matin et le soir en saison pollinique.
- Si les symptômes résistent malgré une prise régulière bien conduite, ou si l’urticaire se prolonge, orienter vers le médecin plutôt que d’enchaîner les boîtes en conseil.
- Forme sirop chez l’enfant : doser au poids avec la pipette fournie, jamais à l’âge, et bien vérifier la concentration du produit délivré.
Teste-toi
Mémo
Loratadine et son métabolite la desloratadine : même racine « -loratadine », la « des- » est la version déjà transformée par le foie. Côté famille H1 de 2e génération, pense à la triade des énantiomères et métabolites : cétirizine donne lévocétirizine, loratadine donne desloratadine. Un comprimé par jour, et on anticipe la saison des pollens.
À voir aussi
Références bibliographiques
- RCP Loratadine, Base de données publique des médicaments (ANSM/HAS) Consulter (nouvel onglet)
- Thésaurus des interactions médicamenteuses, ANSM Consulter (nouvel onglet)
- Le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes), médicaments et grossesse / allaitement Consulter (nouvel onglet)
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