
« Un commercial est passé ce matin avec sa tablette : un logiciel branché sur nos caméras, qui repère tout seul les gestes de vol et envoie la vidéo sur le téléphone. Avec les trois sérums disparus la semaine dernière, Thomas est tenté. Moi, je me demande surtout si on a le droit. »Sam, préparateur · un mercredi d’octobre
Les logiciels qui analysent les images des caméras pour repérer les vols (plusieurs éditeurs en proposent, dont Veesion, visé par les décisions de la CNIL et du Conseil d’État citées plus bas) se vendent aux pharmacies depuis plusieurs années, et le sujet revient souvent entre titulaires. Sur le terrain, les avis sont partagés : certains disent avoir nettement réduit leurs pertes, d’autres trouvent que l’outil alerte pour un rien. Sur le plan du droit, en revanche, la réponse est plus nette qu’on ne le dit en rendez-vous commercial : aucun texte n’autorise l’analyse automatique des images dans les rayons d’un commerce, la CNIL a déclaré non conforme le dispositif de Veesion, et la proposition de loi qui devait l’autoriser à titre d’essai attend toujours au Sénat. Voici comment ces outils fonctionnent, ce que dit le droit, ce que la pharmacie a de particulier, et les questions à poser avant de signer.
Comment marchent ces caméras « intelligentes »
Le principe est voisin d’un éditeur à l’autre, même si les modalités d’analyse, de transmission et de conservation des images diffèrent. Un logiciel se branche sur les caméras déjà installées, soit par un boîtier posé dans l’officine, soit par une connexion à des serveurs distants. Il analyse les images en continu et cherche des gestes associés au vol : un produit glissé dans un sac, sous un vêtement, dans une poussette. Quand il en repère un, il envoie une courte vidéo d’alerte sur un téléphone, une tablette ou l’écran de la caisse. C’est ensuite une personne habilitée de l’équipe qui regarde et décide.
- Pas de reconnaissance faciale, selon les éditeurs : l’algorithme suit des mouvements du corps, il ne cherche pas à savoir qui est la personne.
- Un apprentissage continu : l’utilisateur classe chaque alerte (« suspect » ou « pas suspect ») pour que le logiciel s’améliore. Selon un reportage de TF1 de mars 2026, les vidéos sont conservées un mois et servent à améliorer l’outil.
- Le coût : Le Moniteur des pharmacies relevait en septembre 2024 des contrats de cinq ans autour de 200 € par mois pour 9 caméras chez Veesion, et de 250 à 500 € par mois sur 60 mois pour 4 à 8 caméras chez un autre prestataire. À l’époque, Veesion revendiquait 650 officines équipées en France ; son site annonce aujourd’hui plus de 6 000 magasins équipés dans le monde.
Côté résultats, les chiffres de réduction des vols viennent des éditeurs et de témoignages, pas d’une évaluation indépendante. Les retours de pharmaciens sont contrastés. Une pharmacienne parisienne interrogée par l’AFP dit payer 200 € par mois et économiser environ 4 000 € de marchandises par an, tout en reconnaissant que le système confond parfois un téléphone avec un produit volé et qu’il faut « constamment l’entraîner ». Dans le reportage de TF1, la même officine montre une alerte déclenchée par un produit simplement posé sous un sac, ou une carte Vitale tenue en main. Une titulaire du Var, dont l’officine a été volée début octobre, hésite encore : selon ses confrères, « ça bipe trop ».
Est-ce légal ? Le point juridique
Sources : CNIL, Conseil d’État (ordonnance n° 495153 et décision n° 500131), Sénat (texte n° 402), loi n° 2026-798 du 18 août 2026. Liens en fin d’article.
Le verrou : le droit d’opposition
La vidéoprotection classique d’une officine est autorisée, sous conditions : autorisation du préfet pour les zones ouvertes au public, panneaux d’information, conservation fixée par l’autorisation et d’un mois au plus. Ce qui change avec l’IA, c’est que chaque personne qui entre n’est plus seulement filmée : elle est analysée. Dans sa position du 19 juillet 2022, la CNIL relève que les personnes ne peuvent généralement pas s’opposer à cette analyse, alors que le RGPD leur en donne le droit. Hors usage purement statistique, ce droit ne peut être écarté que par un texte spécifique, au moins réglementaire. Pour la détection du vol en rayon, ce texte n’existe pas.
Le cas Veesion, tranché par la CNIL
Après un contrôle, la présidente de la CNIL a écrit à Veesion le 6 juin 2024 pour lui notifier la non-conformité de sa solution et l’informer qu’elle préviendrait les magasins équipés. Saisi en urgence, le juge des référés du Conseil d’État a rejeté la demande de suspension le 21 juin 2024 : il n’a vu aucun doute sérieux sur la légalité du courrier, la loi sur les Jeux olympiques n’autorisant ces traitements que pour la sécurité de manifestations sportives, récréatives ou culturelles. La CNIL a ensuite pris, le 29 octobre 2024, une décision constatant que le dispositif n’est pas conforme au cadre légal des données personnelles. Veesion l’a attaquée, puis s’est désisté le 13 juin 2025 : le Conseil d’État en a pris acte le 23 juillet 2025, sans juger le fond. La position de la CNIL n’a donc été remise en cause par aucun juge.
Seule exception publiée : les caisses automatiques. Dans une fiche du 6 mai 2025, la CNIL admet, sous les conditions du RGPD, des caméras qui repèrent les oublis de scan ou les vols au niveau de ces caisses, à condition notamment que le droit d’opposition soit effectif (par exemple en laissant le choix d’une caisse classique). Elle précise que cette fiche ne couvre pas la détection du vol dans l’ensemble d’une surface de vente : les rayons d’une officine n’en relèvent donc pas.
La loi qui devait tout changer, toujours en attente
La proposition de loi du député Paul Midy, déposée le 18 mars 2025, a été adoptée par l’Assemblée nationale le 16 février 2026 et transmise au Sénat le même jour. Elle n’y a pas été examinée : au moment où nous publions, le dossier du Sénat n’affiche ni rapporteur ni date d’examen. Une tentative de l’intégrer à la loi Ripost a échoué : la commission mixte paritaire l’a écartée le 20 juillet 2026, et la loi n° 2026-798 du 18 août 2026 ne contient pas cette mesure. Elle prolonge jusqu’au 31 décembre 2030 l’expérimentation issue des Jeux olympiques, conduite par les services de sécurité contre les atteintes graves à la sécurité des personnes : rien qui permette à un commerçant de lutter contre le vol.
Ce que prévoit le texte adopté par les députés est instructif, car il montre ce qu’un usage légal exigerait :
| Ce que prévoit le texte transmis au Sénat | Ce que ça voudrait dire pour une officine |
|---|---|
| Expérimentation jusqu’au 31 décembre 2027, à la seule fin de prévenir le vol, en temps réel | Un essai limité dans le temps, pas une autorisation définitive |
| Autorisation motivée du préfet, accordée seulement si le recours est proportionné, avec une analyse d’impact sur la protection des données | Un dossier à monter avant de brancher quoi que ce soit |
| Décret pris après avis de la CNIL fixant les « événements prédéterminés » que l’outil a le droit de signaler | Rien n’est utilisable tant que ce décret n’est pas paru |
| Ni biométrie, ni reconnaissance faciale, ni croisement avec d’autres fichiers | Conforme à ce que disent déjà les éditeurs |
| Les images ne peuvent pas servir de données d’apprentissage | Incompatible avec l’outil qui s’entraîne sur les vidéos du magasin |
| Un signalement ne fonde, à lui seul, aucune décision individuelle ni aucune poursuite ; contrôle humain permanent | Une alerte, seule, ne prouve rien |
| Information préalable du public et registre des suites données aux signalements | Affichage dédié et traçabilité de chaque alerte |
Le texte peut encore être modifié par le Sénat. Il ne s’applique à personne tant qu’il n’est pas voté et que son décret n’est pas publié.
Dernier point de droit, souvent mal compris : le règlement européen sur l’IA ne légalise rien. Son considérant 63 précise qu’il ne constitue pas une base juridique pour traiter des données personnelles. La question reste celle du RGPD et du droit français.
Pourquoi la pharmacie est un cas à part
Ce que la caméra voit chez toi
Dans une supérette, un geste filmé dit ce qu’une personne achète. Dans une officine, il peut dire de quoi elle souffre : la main qui prend un autotest, un traitement contre les poux ou des préservatifs en dit long, et ce sont précisément ces gestes que le logiciel analyse et transmet. Le guide de la CNIL et de l’Ordre des pharmaciens (mai 2023) autorise à filmer les zones de circulation des patients « dans le respect de leur vie privée ». Avec un outil qui découpe et envoie des séquences, ce respect passe par des questions concrètes : quelles zones sont analysées, où partent les images, qui les regarde.
Ton équipe est filmée aussi
Si les caméras couvrent la caisse, le comptoir ou la réserve, le logiciel analyse aussi les gestes des salariés. Le Code du travail est clair : aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui ne lui a pas été présenté avant (article L.1222-4), et dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le CSE est en plus informé et consulté avant tout moyen de contrôle de l’activité (article L.2312-38). L’information de l’équipe, elle, vaut dans toutes les officines. Le guide CNIL-Ordre proscrit de placer les collaborateurs sous une surveillance constante et permanente. Et si l’outil servait à surveiller ou évaluer le comportement de l’équipe, il entrerait dans les usages que le règlement européen sur l’IA classe à haut risque (annexe III, point 4 b), dont les obligations ont été reportées au 2 décembre 2027.
Le risque juridique est pour l’officine
Celui qui décide de filmer et d’analyser, c’est la pharmacie : au sens du RGPD, elle est responsable du traitement. L’éditeur fournit l’outil, mais c’est toi, titulaire, qui réponds de sa conformité devant la CNIL. Ce n’est pas théorique : en 2024, la CNIL avait justement annoncé qu’elle informerait les magasins équipés de la non-conformité du dispositif de Veesion.
Avant de signer : les questions à poser par écrit
Tant qu’aucun texte n’autorise l’analyse en rayon, la prudence est de ne pas l’activer. Si un commercial te démarche, ou si ton groupement te propose une offre, voici les réponses à obtenir noir sur blanc pour juger ce qu’on te vend :
- La base légale. Sur quel fondement l’éditeur estime-t-il son outil conforme, et que répond-il à la décision de la CNIL du 29 octobre 2024 ? « Pas de reconnaissance faciale » ne répond pas à la question : la CNIL bute sur le droit d’opposition, pas sur la biométrie.
- Le trajet des images. Analyse dans l’officine ou sur des serveurs distants, dans quel pays, chez quels prestataires, et qui visionne les séquences pour corriger l’algorithme.
- La réutilisation. Les vidéos de ton officine servent-elles à entraîner l’outil ? Le texte voté par les députés l’interdirait.
- La conservation. Combien de temps les alertes et les extraits sont gardés, et comment ils sont effacés.
- Le contrat. Un contrat de sous-traitance conforme à l’article 28 du RGPD, une analyse d’impact fournie ou à mener, et une clause de sortie si la CNIL ou la loi rend l’outil inutilisable : sur un engagement de cinq ans, c’est le point qui protège ta trésorerie. Elle ne rend pas pour autant le traitement conforme.
- Le périmètre et les accès. Un cadrage et des masquages qui protègent l’espace de confidentialité, les ordonnances et les écrans, et la liste des personnes (dans l’équipe et chez le prestataire) qui peuvent voir les extraits.
- L’information. Ce qui sera affiché pour les patients et remis à l’équipe : l’analyse automatique doit être annoncée, pas seulement la caméra.
Au comptoir : une alerte, seule, ne prouve rien
Que l’officine soit équipée ou non, les règles d’intervention ne changent pas. Une alerte sur un téléphone, c’est un signal à vérifier, pas une accusation à porter.
- Vérifier avant d’agir : regarder la séquence, et en cas de doute, aller vers la personne avec une proposition de service (« Je peux vous aider à trouver quelque chose ? »), jamais avec un soupçon.
- Ne jamais fouiller : même un agent de sécurité ne peut fouiller un sac qu’avec le consentement de son propriétaire (article L.613-2 du code de la sécurité intérieure). Un membre de l’équipe officinale n’a pas davantage de droits.
- En cas de vol constaté : l’article 73 du code de procédure pénale permet à toute personne d’appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant puni d’emprisonnement et de le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche, sans user de plus de force que nécessaire. Une alerte algorithmique ne suffit pas à établir la flagrance, et la sécurité de l’équipe passe avant la marchandise. Le bon réflexe : appeler le 17, noter l’heure, conserver les images utiles et porter plainte ; la séquence vidéo pourra appuyer la plainte.
- Après un incident tendu : le circuit de déclaration et de protection de l’équipe est détaillé dans notre article sur les incivilités au comptoir.
Les parades qui ne posent pas de question juridique
- L’agencement : les références chères près du comptoir et dans le champ de vision de l’équipe, des boîtes vides en rayon pour les sérums les plus volés, des miroirs dans les angles morts.
- Les antivols et portiques : environ 15 % des officines en étaient équipées selon Le Moniteur des pharmacies en 2024, avec un kit de deux portiques et une table de désactivation à partir de 4 000 €.
- La vidéoprotection classique, autorisée par le préfet et correctement affichée, qui dissuade et permet de porter plainte avec des images.
- La présence humaine aux heures où les vols se concentrent, et une plainte à chaque vol : c’est aussi ce qui permet aux forces de l’ordre de repérer les équipes qui passent d’officine en officine.
L’IA anti-vol n’est pas une mauvaise idée en soi ; c’est un outil dont le cadre n’est pas écrit. Si le texte devient une loi applicable, il faudra encore un décret, une attestation de conformité de l’outil, une autorisation du préfet avec analyse d’impact, et un outil qui n’apprend plus sur tes images. Pour l’usage de l’IA dans le reste de ton exercice, vois aussi notre dossier sur l’IA générative à l’officine.
À retenir
- Pour l’instant, aucun texte n’autorise l’analyse automatique des images dans les rayons d’un commerce pour détecter les vols.
- La CNIL a constaté la non-conformité du dispositif de Veesion (courrier du 6 juin 2024, décision du 29 octobre 2024) ; Veesion s’est désisté de son recours, aucun juge ne l’a contredite.
- La proposition de loi d’expérimentation, adoptée par les députés le 16 février 2026, n’a pas été examinée par le Sénat ; la loi Ripost ne l’a pas reprise.
- Responsable du traitement, c’est l’officine : le risque n’est pas porté par l’éditeur seul. Avant un contrat de cinq ans, exige les réponses par écrit et une clause de sortie.
- Une alerte, seule, ne prouve rien : pas d’accusation, pas de fouille, le 17 et une plainte en cas de vol constaté.
Les questions qui reviennent
Ai-je le droit d’installer un logiciel anti-vol par IA aujourd’hui ?
Aucun texte ne l’autorise pour une surface de vente, et la CNIL considère qu’en l’absence de texte, un tel dispositif ne respecte pas le droit d’opposition des personnes filmées. La prudence est donc de ne pas activer l’analyse automatique en rayon tant qu’un texte ne l’autorise pas. L’officine, responsable du traitement, répond de ses obligations ; l’éditeur répond des siennes.
L’officine en est déjà équipée : on débranche ?
La position de la CNIL vise l’analyse automatique, pas la caméra : la conduite prudente est de suspendre la fonction d’analyse en rayon (la vidéoprotection classique peut continuer si elle est autorisée et affichée) et de faire le point par écrit avec l’éditeur et, si tu en as un, avec ton délégué à la protection des données ou ton conseil : base légale invoquée, réponse à la décision de la CNIL, information affichée, durée de conservation, réutilisation des images, clause de sortie. Le registre des traitements de l’officine doit mentionner le dispositif. Et aucune décision ne se prend sur la seule foi d’une alerte.
Si le Sénat vote la loi, tout sera réglé ?
Non. Le texte prévoit une expérimentation jusqu’à fin 2027, réservée aux commerces particulièrement exposés au vol, dans le cadre d’un décret pris après avis de la CNIL, avec une attestation de conformité de l’outil, une autorisation du préfet après analyse d’impact, et l’interdiction d’entraîner l’outil sur les images collectées. Chaque officine devrait demander son autorisation, et les outils devraient s’adapter.
Mon groupement propose l’outil : ça vaut feu vert ?
Non. Un partenariat commercial ne crée pas de base légale. Le groupement négocie un prix ; la responsabilité du traitement reste celle de chaque officine.
Et la vidéosurveillance classique ?
Elle reste possible : autorisation du préfet pour les zones ouvertes au public, panneaux d’information complets, conservation fixée par l’autorisation, d’un mois au plus (quelques jours suffisent souvent), accès réservé aux personnes habilitées, ni sanitaires ni salle de pause dans le champ. C’est l’analyse automatique des personnes filmées qui pose problème, pas la caméra.

La juste doserelu et validé par Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie
Le vol en rayon coûte cher, et l’envie d’un outil qui veille à ta place se comprend. Mais aujourd’hui, l’analyse automatique des gestes en rayon n’a pas de base légale, et c’est l’officine qui porte le risque. Tant que la loi n’est pas votée et son décret publié, la prudence est de ne pas activer l’analyse en rayon, et de ne jamais laisser une alerte décider à ta place. Une officine vit de la confiance de ses patients : un patient accusé à tort coûte bien plus cher qu’un sérum.
Sources
- CNIL, « Caméras dites « augmentées » dans les espaces publics : la position de la CNIL » (19 juillet 2022), consulté le 14 octobre 2026.
- Conseil d’État, juge des référés, ordonnance n° 495153 du 21 juin 2024, Société Veesion, consulté le 14 octobre 2026.
- Conseil d’État, 10e chambre, décision n° 500131 du 23 juillet 2025, ECLI:FR:CECHS:2025:500131.20250723 (désistement de Veesion, recours contre la décision de la CNIL du 29 octobre 2024), texte intégral sur Doctrine, consulté le 14 octobre 2026.
- CNIL, « Caméras augmentées aux caisses automatiques : comment se conformer au RGPD ? » (6 mai 2025), consulté le 14 octobre 2026.
- Sénat, proposition de loi n° 402 (2025-2026) adoptée par l’Assemblée nationale visant à encadrer l’utilisation par les commerçants d’outils d’analyse vidéo automatique pour lutter contre le vol (16 février 2026), et dossier législatif, consultés le 14 octobre 2026.
- Assemblée nationale, dossier législatif de la proposition de loi n° 1142 (Paul Midy), consulté le 14 octobre 2026.
- Sénat, dossier de la loi n° 2026-798 du 18 août 2026 dite « Ripost » et rapport de la commission mixte paritaire n° 904 (20 juillet 2026), suppression de l’article 19 bis sur la vidéosurveillance algorithmique dans les commerces, consultés le 14 octobre 2026.
- CNIL, « La vidéoprotection » (9 mars 2026 : autorisation préfectorale, information, conservation), consulté le 14 octobre 2026.
- CNIL et Ordre national des pharmaciens, guide pratique « Le pharmacien d’officine et la protection des données personnelles », fiche n° 4 sur le dispositif vidéo (mai 2023), consulté le 14 octobre 2026.
- Code du travail, article L.1222-4 et article L.2312-38 ; code de la sécurité intérieure, article L.613-2 ; code de procédure pénale, article 73, consultés le 14 octobre 2026.
- Règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle, considérant 63 et annexe III, consulté le 14 octobre 2026.
- Le Moniteur des pharmacies, « Lutte contre le vol : quelles solutions pour ma pharmacie ? » (12 septembre 2024), consulté le 14 octobre 2026.
- Citoyens.com avec l’AFP, « Les caméras dopées à l’IA en magasin, bien que non légales, tracent leur route en Île-de-France » (17 février 2026), TF1 Info, reportage sur les magasins qui repèrent les vols grâce à l’IA (24 mars 2026) et actu.fr, « Dans le Var, les vols en pharmacie se multiplient » (13 octobre 2026), témoignages de pharmaciens, consultés le 14 octobre 2026.
- Veesion, page d’accueil du site (chiffres revendiqués par l’éditeur), consultée le 14 octobre 2026.
Thomas, Inès et Sam sont des personnages pédagogiques fictifs qui font vivre les situations de comptoir.
Repères pour professionnels, sans valeur de conseil juridique : vérifier le cadre en vigueur (CNIL, préfecture, textes publiés) avant toute installation ou modification d’un dispositif vidéo.