Olanzapine

Antipsychotique de seconde génération · Liste I · Voie orale (comprimés, orodispersibles)
Boîte illustrative de Olanzapine, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
2 / 4 · délivré régulièrement
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L'essentiel

Antipsychotique atypique utilisé dans la schizophrénie et les épisodes maniaques, ainsi que dans la prévention des récidives du trouble bipolaire. Il agit sur plusieurs récepteurs (dopaminergiques D2, sérotoninergiques, mais aussi histaminiques et muscariniques), ce qui explique à la fois son intérêt thérapeutique et son profil de tolérance particulier : sédation marquée et retentissement métabolique. Existe en comprimés classiques et en orodispersibles, utiles quand l’observance est fragile.

Posologie

  • Adulte : instauration le plus souvent autour de 5 à 10 mg/jour en une prise, puis adaptation selon la réponse et la tolérance, sans dépasser la dose maximale prévue par le RCP.
  • Une seule prise quotidienne : possible à tout moment de la journée, indépendamment des repas ; souvent le soir pour mettre à profit l’effet sédatif.
  • Sujet âgé, insuffisance hépatique : dose initiale réduite et titration prudente.
  • Forme orodispersible : à poser sur la langue, elle se délite avec la salive ; même dosage que le comprimé classique.
  • Ne jamais arrêter brutalement un traitement en cours sans avis médical.
Réflexe sécurité

Surveillance métabolique incontournable : l’olanzapine est l’un des antipsychotiques les plus exposés à la prise de poids, à l’hyperglycémie (jusqu’au diabète) et aux anomalies lipidiques. Poids, glycémie et bilan lipidique se contrôlent à l’instauration puis régulièrement. Tout signe évocateur d’un diabète (soif intense, urines abondantes, amaigrissement) doit alerter.

Interactions

  • Alcool et dépresseurs du système nerveux central : majoration de la sédation, prudence avec les benzodiazépines, opioïdes et autres sédatifs.
  • Tabac : inducteur du métabolisme de l’olanzapine (via le CYP1A2) ; un changement de consommation (arrêt, hospitalisation) peut modifier les concentrations et donc l’effet ou la tolérance.
  • Médicaments allongeant le QT : association à évaluer, comme pour les autres antipsychotiques.
  • Anticholinergiques : addition possible des effets (bouche sèche, constipation, rétention urinaire).
  • Personne âgée démente : comme tous les antipsychotiques, l’olanzapine majore chez ces patients le risque d’accident vasculaire cérébral et de décès ; ce n’est pas une indication retenue. Devant une délivrance pour une personne âgée confuse, c’est un point à garder en tête et à signaler au prescripteur en cas de doute.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : ne pas interrompre un traitement équilibré sans avis spécialisé ; le choix se discute au cas par cas avec le prescripteur. Une exposition en fin de grossesse expose le nouveau-né à des troubles d’adaptation (sédation, troubles du tonus). Renvoyer vers la ressource de référence sur les médicaments et la grossesse.
  • Allaitement : passage dans le lait maternel ; décision médicale au cas par cas, avec surveillance d’une éventuelle somnolence chez le nourrisson.

Conseils de comptoir

  • Prévenir que la somnolence est fréquente surtout en début de traitement : prudence au volant et avec les machines tant que la tolérance n’est pas connue.
  • Aborder simplement le sujet du poids et de l’appétit : une hygiène de vie adaptée, suivie dès le départ, limite la prise de poids ; ce n’est pas un échec de volonté mais un effet du traitement.
  • Hypotension orthostatique possible : se lever doucement, surtout les premiers jours et chez la personne âgée.
  • Rappeler de ne pas arrêter seul, même quand ça va mieux : l’arrêt se fait avec le médecin, progressivement.
  • Pour l’orodispersible, manipuler avec les mains sèches et l’avaler avec la salive, sans la croquer.

Teste-toi

Question 1 / 3
Un patient sous olanzapine depuis trois mois te dit qu'il a pris « pas mal de kilos » et qu'il a tout le temps faim. Que fais-tu ?
C'est un effet connu et fréquent de l'olanzapine, pas un manque de volonté : on le verbalise sans dramatiser. On vérifie que le suivi métabolique est en place (poids, glycémie, bilan lipidique) et, si ce n'est pas le cas ou si la prise est importante, on l'encourage à en reparler au médecin plutôt que d'arrêter de lui-même. Quelques repères d'hygiène de vie peuvent aider, mais la décision sur le traitement revient au prescripteur.

Mémo

Pour retenir

Avec l’olanzapine, on pense POIDS : Prise de poids, Obésité abdominale, Insuline (glycémie), Dyslipidémie, Somnolence. Le suivi métabolique fait partie du traitement, dès la première délivrance.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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