Acétylleucine

Anti-vertigineux · Voie orale (comprimé) · Médication du vertige
Boîte illustrative de Acétylleucine, médicament générique fictif aux couleurs de La Juste Dose. Image générée par IA.
Délivrance
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L'essentiel

Traitement symptomatique de la crise de vertige chez l’adulte. L’acétylleucine soulage la sensation vertigineuse mais ne traite pas sa cause : un vertige reste un symptôme qui mérite un diagnostic (vertige positionnel, atteinte de l’oreille interne, origine centrale, etc.). Son mécanisme d’action n’est pas élucidé. Au comptoir, c’est une molécule familière, souvent bien tolérée, prescrite sur des cures de courte durée.

Posologie

  • Adulte : classiquement 3 à 4 comprimés de 500 mg par jour, répartis en 2 prises (matin et soir), ajustés selon l’intensité des vertiges. Se référer à la posologie portée sur l’ordonnance et au RCP pour le détail.
  • Durée : traitement de la crise, sur une durée limitée. En l’absence d’amélioration, on ne prolonge pas sans réévaluation médicale.
  • Modalités de prise : comprimés à prendre avec un verre d’eau, répartis sur la journée.
  • Enfant : l’indication validée concerne l’adulte ; chez l’enfant, usage non standard, s’en tenir strictement à la prescription et au RCP.
Réflexe sécurité

Un vertige n’est pas un diagnostic, c’est un symptôme. Soulager la crise ne dispense pas d’en chercher la cause. Signes qui imposent un avis médical sans attendre : vertige brutal et intense, troubles de la parole, de la vision ou de la marche, déficit d’un côté, céphalée inhabituelle, surdité ou acouphène d’apparition récente. Devant ces signaux, on oriente, on ne se contente pas de délivrer un anti-vertigineux.

Interactions

  • Profil d’interactions limité : aucune étude d’interaction n’a été menée et la molécule n’est pas connue pour des interactions médicamenteuses majeures. Cela n’autorise pas à banaliser la situation : c’est le terrain et la cause du vertige qui comptent.
  • Autres causes de vertige iatrogène : certains médicaments donnent eux-mêmes des vertiges (antihypertenseurs, sédatifs, ototoxiques). Avant d’ajouter un anti-vertigineux, se demander si le traitement en cours n’est pas en cause.
  • En cas de doute : vérifier le RCP et le thésaurus des interactions de l’ANSM pour la situation précise du patient.

Grossesse / allaitement

  • Grossesse : données limitées. Par mesure de précaution, le RCP déconseille l’utilisation pendant la grossesse. Pas de conseil de soi-même chez la femme enceinte : l’usage relève d’une décision médicale au cas par cas. Se référer au RCP et à une source de référence (CRAT).
  • Allaitement : on ne sait pas si la molécule passe dans le lait et un risque pour le nourrisson ne peut être exclu ; le RCP indique de ne pas l’utiliser pendant l’allaitement. Pas d’initiation au comptoir, orienter vers le médecin.

Conseils de comptoir

  • Bien expliquer que le médicament calme le vertige mais ne le guérit pas : si les crises reviennent ou s’installent, il faut consulter pour en chercher l’origine.
  • Point d’attention au comptoir : les comprimés contiennent de l’amidon de blé. La molécule est contre-indiquée en cas d’allergie au blé (hors maladie cœliaque) ; en cas de maladie cœliaque, la trace de gluten est considérée comme sans danger.
  • Tolérance habituellement bonne : c’est l’un des arguments de cette molécule. Signaler malgré tout tout effet inhabituel, en particulier des signes d’allergie (éruption, urticaire, gêne respiratoire, gonflement) qui imposent l’arrêt et un avis médical.
  • Rappeler les mesures simples pendant la crise : se poser, éviter les mouvements brusques de la tête, ne pas conduire tant que ça tourne.
  • Pas d’auto-prolongation : une cure courte qui ne soulage pas doit ramener le patient vers le médecin, pas vers une boîte supplémentaire.
  • Chez la personne âgée, un vertige fait chuter : penser au risque de chute et aux aménagements du domicile.

Teste-toi

Question 1 / 3
Une cliente prend de l'acétylleucine depuis trois semaines, achetée la première fois sur ordonnance, et elle revient en demander « la même chose, ça la soulage un peu ». Tu fais quoi ?
Le point d'alerte ici, c'est un vertige qui dure ou récidive : la molécule ne traite que le symptôme et ne dit pas pourquoi ça tourne. On ne se contente pas de redélivrer sans rien dire : on vérifie où elle en est, on explique qu'un vertige qui s'installe ou qui revient doit être exploré (oreille interne, origine positionnelle, cause centrale, médicament en cause) et, si elle n'a pas de diagnostic ni de suivi, on l'oriente vers son médecin. Soulager n'est pas diagnostiquer.

Mémo

Pour retenir

Un vertige, c’est un symptôme, pas un diagnostic. L’acétylleucine calme la crise, elle ne dit pas pourquoi ça tourne. Réflexe en trois temps : soulager, chercher la cause, orienter si le tableau est inquiétant ou s’installe.

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Références bibliographiques

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Fiche publiée le 14 juin 2026
Sous la responsabilité éditoriale de Joseph Hobekkaya, docteur en pharmacie · La Juste Dose Pharma
Repères pédagogiques pour professionnels : toujours vérifier le RCP et les recommandations en vigueur.

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